À Toulouse, la soufflerie du silence

La veine d’essai de la soufflerie de l'Isae-Supaéro se situe en salle anéchoïde. Crédit : Isae-Supaéro.
Dix ans après la fusion entre les écoles d’ingénieurs toulousaines Supaéro et l’Ensica, l’Isae-Supaéro qui en a résulté s’est doté d’une soufflerie unique en son genre qui va permettre d’étudier le bruit des avions en approche à l’atterrissage.

Ce n’est pas réellement comme cela qu’on imagine la veine d’une soufflerie. La pièce, cubique et blanche, de 9 m de côté, est tapissée de prismes anéchoïques en mousse qui absorbent les sons. En hauteur, un flux d’air constant est matérialisé par un ruban qui flotte à l’horizontale et dont le mouvement est la seule source de bruit.

Pour atteindre ce niveau de silence, la soufflerie est équipée d’un ventilateur de 800 kW dont les pales ont été optimisées pour réduire les émissions acoustiques. Les surfaces du conduit ont été équipées d’un revêtement absorbant et ses coudes ont été équipés d’aubes elles aussi spécialement dessinées pour rediriger le flux d’air tout en masquant les sources de bruit.

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