Les aéroports français en forme, mais soumis aux incertitudes

Le trafic est toujours en croissance à Nantes Atlantique. Crédit : Aéroports du Grand Ouest - V. Joncheray - J. Gazeau.
Selon le bilan annuel de l’Union des aéroports français, 2018 a été une année de croissance pour les plateformes. Mais la perspective du Brexit et l’absence de réponses concrètes au problème de la compétitivité du secteur aérien français pourraient peser sur l’activité à venir.

Le transport aérien français augmente, et c’est une bonne nouvelle. Il a progressé de 4,8 % en 2018 : une bonne activité, même si cette croissance est plus faible que celle de l’Union européenne (5,4 %). Pour la première fois, le nombre de passagers en France a dépassé les 200 millions. Plus significativement sur une longue période, le trafic a progressé, mais le nombre de mouvements d’appareils a diminué. Pour Thomas Juin, président de l’Union des aéroports français et francophones associés (UAF&FA), cette évolution montre une meilleure performance du secteur. La baisse du nombre de mouvements se traduit en effet par des taux de remplissage beaucoup mieux maîtrisés, et valide l’efficacité du transport aérien.

Au-delà des chiffres, l’UAF&FA cherche en effet à faire passer un certain nombre de messages auprès des politiques et du grand public. Les assises du transport aérien, closes en début d’année, ont été l’occasion pour le secteur de se réunir, mais peut-être trop en « entre-soi ».

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