Téhéran met la défense antimissile d’Israël à l’épreuve

Iran Israël
Différents modèles de missiles balistiques iraniens utilisés lors de l'attaque, présentés durant un exercice en décembre 2021. De g. à d., un Ghadr H, un Ghadr 110 « Sejil », un Emad et un Ghadr H avec un autre modèle d'ogive. Crédit : Corps des gardiens de la révolution islamique.
L’attaque iranienne sur Israël, qui a combiné de nombreux modèles de missiles, balistiques ou de croisière, et des drones, a été l’occasion pour l’État hébreux et ses alliés de mettre en œuvre de nombreux moyens d’interception, avec une très grande efficacité.

Trois jours avant de lancer son opération contre Israël, Téhéran a prévenu les pays avoisinants, afin d’éviter toute méprise. L’information a donc rapidement été transmise aux États-Unis et à Israël, ce qui a permis de préparer la mise en œuvre de contre-mesures efficaces, auxquelles se sont notamment associés le Royaume-Uni, mais aussi la France et la Jordanie.

L’attaque, alias « Opération Wadeye Sadeq » (« Promesse honnête »), aurait été menée par le Corps des Gardiens de la Révolution (Pasdarans), qui dépendent du Guide de la révolution, et non par l’armée régulière qui dépend du gouvernement. Dans la nuit du 13 au 14 avril, à partir de 21 h TU, quelque 330 à 350 engins auraient été tirés à destination d’Israël à partir du territoire iranien, mais aussi de territoires tenus par les milices alliées des Pasdarans, tels que le Hezbollah en Syrie, les Nujaba en Irak et les Houthis au Yémen.

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