L’enjeu vital d’une aviation plus propre

Projet Dragon avion électrique
Le concept Dragon de l’Onera. Crédit : Onera.
Alors que les politiques s’emparent du sujet, la filière aéronautique met beaucoup de moyens sur la recherche vers un transport aérien qui, s’il n’est pas encore électrique, sera moins émetteur de polluants. Le secteur a bien compris l’obligation de prendre en compte l’environnement afin de préserver son image de marque.

La préoccupation actuelle d’un transport non polluant a atteint un sommet (ou un tréfonds) avec l’ajout d’un amendement à la loi Mobilités par certains députés français. Ces élus souhaitent en effet interdire en France les vols intérieurs pour lesquels un voyage de moins de cinq heures en train est disponible. Si la décision n’est pas encore prise, elle montre en tout cas l’urgence pour les industriels de proposer des alternatives au kérosène classique et à ses émissions afin de ne pas perdre leur crédibilité aux yeux de l’opinion publique.

Mais l’avion électrique est encore très loin et c’est la raison pour laquelle la recherche se concentre aujourd’hui sur les alternatives. Le principal problème est le poids des batteries, lié à leur faible densité énergétique, environ 60 fois inférieure à celle du kérosène. Pour faire voler un A320, il faudrait qu’il soit entièrement occupé par des batteries au lithium. De plus, il serait impossible de faire la recharge de ces batteries lors d’une escale de 30 minutes. Le rendement est donc trop faible pour être une solution envisageable à moyen terme. La limite technologique se situe à 2 kWh/kg, explique Stéphane Cueille, directeur de la R&T et de l’innovation chez Safran. La chimie ne permet pas pour l’instant pas de faire vraiment mieux. Aujourd’hui, avec une batterie lithium-ion, la puissance atteinte est plutôt de 200 Wh/kg, et l’espoir est d’atteindre 400 à 500 Wh/kg prochainement.

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