Entretien avec Éric Trappier, P-DG de Dassault Aviation

Eric Trappier Dassault
Portrait d'Éric Trappier, Président Directeur Général de Dassault Aviation. Crédit : A. Boissaye - Dassault Aviation.
À la veille de l’ouverture du salon du Bourget, au cours duquel devraient être signés les contrats de développement des démonstrateurs du Système de combat aérien futur (Scaf), le patron de Dassault Aviation – également à la tête du Gifas – évoque les enjeux de ses programmes militaires et spatiaux et les défis posés par la coopération internationale.

« Il ne faut pas, au nom de la coopération, ne plus faire de bons avions. »

Quelles sont les perspectives du Rafale à l’export ?

Éric Trappier : La Suisse est très certainement le pays dans lequel nous sommes les plus engagés en matière de promotion. Nous venons d’effectuer notre évaluation en vol. Le processus est enclenché, les budgets sont en train de se mettre en place, les appels d’offres définitifs sont en préparation. C’est une course qui s’engage pour les deux ou trois ans qui viennent. Nous avons de grands espoirs de remplir les conditions des Suisses, car nous pensons avoir le bon avion et pouvoir travailler avec eux d’un point de vue industriel. Nous suivons pas à pas ce qu’ils nous demandent, mais c’est aux Suisses de communiquer car leur processus interne et politique est complexe. Nous affrontons les appareils traditionnels et connus et aussi le F-35.

Éric Trappier,
président-directeur général de Dassault Aviation

1960 • Naissance à Paris.

1983 • Ingénieur diplômé de l’INT (Télécom SudParis).

1984 • Entre chez Dassault Aviation à la direction générale technique.

1991 • Rejoint la direction générale internationale.

2001 • Devient directeur des exportations militaires.

2013 • Nommé P-DG de Dassault Aviation.

2017 • Élu président du Gifas.

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