Le shutdown provoque un début d’inquiétude

Delta a pris livraison de ses premiers A220, produits au Canada. Crédit : Airbus.
Le blocage du budget américain, ou shutdown, commence à avoir des conséquences sérieuses sur l’économie, notamment le transport aérien, très dépendant des structures fédérales.

Les gouvernements américains se suivent et les shutdown se ressemblent. Le conflit entre l’administration Trump et le Congrès a poussé une fois de plus à une fermeture de centaines de services fédéraux aux États-Unis depuis le 21 décembre 2018, avec des conséquences très concrètes pour les entreprises, notamment celles du secteur aérien. Elles sont en effet particulièrement concernées par tout ce qui touche l’administration fédérale, dont dépend une très grande partie du transport aérien.

Ainsi la compagnie Delta Air Lines a-t-elle chiffré à près de 25 M$ le coût de base du  shutdown, uniquement en raison de l’absence de voyages par les membres de l’administration fédérale. Mais la compagnie pourrait subir une autre conséquence, avec le report de l’entrée en service de ses tous nouveaux A220.

En effet, si une partie des services de l’aérien sont décrits comme essentiels et obligent le personnel à travailler, même en l’absence de salaire, ce n’est pas le cas de tous les aspects de la certification. Typiquement, la FAA (Federal Aviation Administration) doit continuer à assurer son rôle de contrôle aérien et a continué de maintenir ouvert son registre, notamment pour les renouvellements de licences et d’immatriculation, mais pas les opérations comme l’enregistrement de nouvelles routes aériennes ou celles de nouveaux avions. Les quatre A220 de Delta, livrés en fin d’année 2018, pourraient ainsi être empêchés d’entrer en service comme prévu au 31 janvier 2019.

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