Les intérieurs s’exposent à Hambourg

Le plafond lumineux personnalisable d'Airbus était sur la liste des candidats aux Crystal Awards. Crédit : Airbus.
Le marché du siège et de l’intérieur de cabine semble de plus en plus attractif. Largement perturbé par les difficultés de Zodiac Aerospace ces dernières années, il voit se développer des offres nouvelles avec l’intervention des avionneurs et l’arrivée de nouveaux acteurs. Le salon Aircraft Interiors Exhibit (AIX), qui se tenait à Hambourg du 10 au 12 avril, a montré un secteur en croissance.

L’espace dévolu au salon de la cabine, de l’intérieur d’avion mais aussi de la restauration aérienne (catering) ne cesse de croître chaque année. En 2018, le salon a même envahi les étages supérieurs des halls du palais des congrès de Hambourg, offrant des espaces supplémentaires à des entreprises plus petites. La France était fortement présente, d’abord avec un stand de Business France qui occupait 650 m2 dans le hall 6. Mais de nombreuses entreprises avaient également fait le déplacement, représentant des métiers variés : selliers, spécialistes des revêtements, comme MapAero, fournisseurs de solutions de fabrication additive comme Stratasys…

Le marché de l’intérieur d’avion est particulièrement compétitif. Comme chaque année, les innovations les plus importantes étaient gardées au secret derrière des portes closes et accessibles sur invitation uniquement, à destination des compagnies aériennes. Le salon a également été l’occasion pour Zodiac Aerospace de faire ses débuts en tant qu’ « entreprise du groupe Safran », accueillant sur son stand les présentations de Safran Engineering.

La présence en force de l’équipementier français, qui présentait plusieurs améliorations de ses solutions existantes, ne fait pas oublier la crise qu’a subie le secteur à la suite des déboires de l’entreprise. La signature d’un partenariat avec Airbus pour le développement d’une solution d’occupation de l’espace cargo des avions, le premier jour du salon, était un signal d’autant plus important pour l’équipementier, comme le symbole qu’une page était désormais vraiment tournée.

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