Boeing et Airbus livrent mais les commandes baissent

L’A319neo a reçu de la FAA sa certification de type le 21 décembre dernier. Crédit : Airbus.
La traditionnelle « guéguerre » des livraisons annuelles entre Boeing et Airbus s’est terminée sans vainqueur clairement désigné. Une seule certitude : après des années d’explosion, les commandes ont sérieusement diminué.

Les chiffres sont tombés à 24 heures d’intervalle : Boeing a été le premier à revendiquer 806 livraisons d’avions civils au cours de l’année 2018, avant qu’Airbus le lendemain annonce de son côté 800 livraisons sur douze mois pour la première fois de son histoire. Mais les chiffres sont trompeurs.

L’avionneur américain a en effet comptabilisé dans ses livraisons d’avions civils douze 737 et huit P-8 Poseidon de surveillance maritime, également construits sur une base de 737, pour l’US Navy, ainsi que dix 767 destinés à la division américaine USAF Tanker, c’est-à-dire des KC-46. Boeing a donc compté 26 appareils militaires, mais présentés comme des livraisons civiles.

Du côté d’Airbus, cinq A330 ont été livrés à la division Defence & Space pour devenir là aussi des MRTT à destination de la Corée du Sud et de Singapour. L’avionneur européen a également comptabilisé les 20 appareils A220 livrés par l’usine de Mirabel depuis la prise de contrôle de la majorité du programme CSeries en juillet dernier, une production sur laquelle il est encore fort peu intervenu, en attendant la mise en service de la chaîne d’assemblage de Mobile en Alabama.

Les deux avionneurs ont donc livré à peu près le même nombre d’appareils et ont tiré sur la corde pour passer la barre symbolique des 800 livraisons, conformément à leurs promesses de début d’exercice.

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