Le crash du 737 MAX met en cause Boeing et la FAA

737 MAX
Le 737Max8 d'Ethiopian qui s'est écrasé le 10 mars, photographié au décollage à Tel Aviv un mois plus tôt. Crédit : CC - LLPG Spotter.
Après l’accident du vol Lion Air 610 le 29 octobre, celui du vol Ethiopian Airlines 302 le 10 mars a provoqué une remise en cause de la gamme 737 MAX, de son constructeur et du processus de certification qui a autorisé son exploitation. L’ampleur des conséquences sur l’ensemble de la filière se dessine à peine.

Deux crash dans des circonstances similaires en moins de cinq mois, un tout nouvel avion cloué au sol dans le monde entier : la crise née de l’accident d’un second 737 MAX a provoqué une réaction en chaîne dont Boeing peine à contenir les effets, et qui touche au paradigme du système aérien tel qu’on le connaît aujourd’hui.

Outre les traditionnelles enquêtes de sécurité afin de déterminer les circonstances des accidents de Lion Air et Ethiopian Airlines, qui ont fait 346 morts au total, la justice américaine est désormais saisie du dossier – un fait rarissime aux États-Unis après des accidents d’avion – ainsi que le département américain des Transports. Ce dernier enquête sur le processus d’approbation par le régulateur du transport aérien (FAA) des 737 MAX, selon le Wall Street Journal.

Enfin, le président de la commission parlementaire des Transports à la Chambre des représentants, Peter DeFazio, envisage de lancer une enquête sur la certification du 737 MAX, avec notamment des auditions publiques de responsables de la FAA.

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