Le Tempest, réponse britannique au FCAS européen

Le modèle du futur Tempest, présenté le 16 juillet à Farnborough. Crédit: BAE Systems.
Avec l’annonce lors du salon de Farnborough du Tempest, un concept d’avion de combat de prochaine génération, le Royaume-Uni a voulu manifester son indépendance, mais la tentative ressemble beaucoup à un ultime appel du pied à ses futurs ex-partenaires européens.

Le directeur général de BAE Systems l’a dit lors de la présentation du projet : il s’agit d’une « déclaration d’intention » (statement of intent). Les Britanniques ont profité de la visite du Premier ministre Theresa May et du secrétaire d’État à la Défense Gavin Williamson sur le salon de Farnborough pour dévoiler le Tempest, présenté dans le chalet de BAE sous la forme d’une maquette à échelle 1. La « Team Tempest » est constituée du ministère de la Défense, qui a organisé la présentation, de BAE comme maître d’œuvre, associé à Rolls-Royce pour la propulsion, Leonardo (probablement pour l’avionique à travers ses divisions britanniques) et MBDA pour les armements. Le concept reprend à la fois le nez du F-22 et la forme globale du Replica, étude secrète de BAE avec McDonnell-Douglas et Northrop Grumman dans les années 1990 dévoilée en 2003 (cf. encadré). Le nom Tempest s’inscrit dans une longue tradition : durant la Seconde Guerre mondiale, le Tempest construit par Hawker était déjà le successeur du Typhoon, lui même successeur du Tornado…

Le futur appareil devrait pouvoir être piloté ou autonome, équipé d’un cockpit virtuel et d’une projection sur le casque du pilote, le tout conçu dans l’objectif de conflit évolutif et d’un environnement connecté. Le but est de construire une plateforme équipée de multiples capteurs capables de s’intégrer dans un système de combat aérien composé de satellites, de drones, tout en gardant une liaison au sol.

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