L’ESA et la Nasa visent Vénus avec trois missions

EnVision
La mission EnVision tentera d'expliquer pourquoi Vénus, d'une taille similaire à la Terre, a connu une évolution si différente. Crédit : ESA.
En l’espace de huit jours, les agences spatiales européenne et américaine ont sélectionné trois missions pour mieux comprendre Vénus et tenter d’expliquer pourquoi la planète est si différente de sa jumelle par la taille, la Terre.

Alors que l’exploration de Mars profite de toutes les fenêtres disponibles – tous les 26 mois – pour l’envoi de nouvelles sondes destinées à se mettre sur orbite ou se poser à sa surface, l’exploration de Vénus, elle, marque le pas. Huit orbiteurs de cinq nationalités gravitent autour de la planète rouge, tandis que deux atterrisseurs, trois astromobiles et un drone hélicoptère sont à sa surface. Seul un orbiteur japonais, Akatsuki, se trouve dans le domaine vénusien, depuis 2015. La sonde BepiColombo, en route vers Mercure, doit encore effectuer un survol en août. Sept survols sont aussi prévus pour la sonde Solar Orbiter jusqu’en 2030.

L’annonce de la sélection de trois missions vers la planète la plus proche de la Terre n’a donc rien d’anodin. Le 10 juin, le Comité du programme scientifique (SPC) de l’ESA a choisi l’orbiteur EnVision comme cinquième mission de classe moyenne (M5) de son programme cadre « Cosmic Vision ». Huit jours plus tôt, le 2 juin, la Nasa avait créé la surprise en annonçant la sélection des missions DaVinci+ (Deep Atmosphere Venus Investigation of Noble gases, Chemistry, and Imaging) et Veritas (Venus Emissivity, Radio Science, InSAR, Topography, and Spectroscopy) dans le cadre de son programme Discovery.

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