Orion victime des soudures du SLS

Un technicien de Boeing effectue une soudure à l'intérieur du réservoir d'hydrogène de l'étage principal du SLS. Crédit : S. Seipel - Nasa - Michoud.

Dix-huit mois avant la date prévue, la Nasa a dû se résoudre à repousser à 2019 le premier vol de son lanceur géant SLS avec la capsule Orion EM-1.

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Parmi les causes invoquées, le retard accumulé par le module de service européen (ESM), en cours d’intégration chez Airbus Defence & Space à Brême. Prévue en janvier 2017, la livraison de celui-ci a été reportée à avril, puis août, voire au delà. À l’origine de ce glissement, des défauts ont été constatés sur des soudures au niveau des réservoirs.

Si la Nasa estime qu’il sera possible d’absorber ce retard si le module peut être fourni par l’ESA au milieu de l’été, elle ne pourra en faire autant avec les retards accumulés dans la réalisation du corps central du SLS chez Boeing. Cet immense réservoir cryotechnique de 8 m de diamètre constitue le principal élément structurel du lanceur, or des défauts ont également été constatés dans ses soudures après un changement de procédure en cours de fabrication.

Un malheur n’arrivant jamais seul, l’usine de Michoud, en Louisiane, où est fabriqué le réservoir, a été endommagée par une tornade le 7 février. Les travaux de soudage ont dû être interrompus et n’ont pu reprendre qu’en avril, avec un décalage de 80 jours qui ne pourra pas être résorbé.

Le segment sol du SLS accuse quant à lui un mois de retard sur le calendrier. Ce report arrive au pire moment, alors que SpaceX prépare le vol inaugural de son Falcon Heavy avec lequel il compte envoyer deux hommes autour de la Lune à la fin de 2018.

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