Patrick Ky présente ses projets pour son nouveau mandat à l’AESA

Image composite de l'Europe (en projection de Mercator), réalisée à partir de prises de vues du satellite européen Sentinel 3A. Crédit : Sinergise - ESA.
La place de l’AESA se renforce en Europe au nom de la sécurité aérienne, comme l’a expliqué Patrick Ky, son président, qui a été reconduit en avril dernier pour un nouveau mandat de cinq ans.

Que faire si un pays européen ne prend pas suffisamment en compte la question du contrôle des opérations aériennes ? S’il ne peut pas embaucher au prix du marché ses contrôleurs, qui doivent avoir une expérience de pilote afin de contrôler toute la documentation des appareils, des opérations et de la sécurité des vols ? Dans le nouveau règlement de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) entré en vigueur le 11 septembre 2018, l’agence pourra prendre la main afin de garantir la sécurité. C’est un vrai changement de compétence pour l’agence, qui a été créée en 2004 et dont le rôle à l’époque se limitait à certifier les avions construits en Europe.

La relation entre les États et l’agence va donc changer : l’AESA aura la possibilité de prendre la main sur les contrôles des opérations aériennes dans des pays qui n’en font pas assez dans ce secteur. Les différences sont flagrantes : la France compte 1 500 inspecteurs, contre une administration de l’aérien en Estonie qui ne compte que 25 personnes, dont seulement un petit groupe d’inspecteurs. Le pays compte pourtant plusieurs compagnies et aéroports internationaux. L’AESA qui a la possibilité d’auditer les États pourra désormais axer ses efforts vers certaines opérations. Le but de la manœuvre est de forcer les pays à se prendre en main ; et s’ils ne le veulent pas, ou ne le peuvent pas, l’AESA prendra le contrôle.

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