Ariane Works, une plateforme pour l’innovation de rupture

Themis, futur démonstrateur européen d'étage réutilisable à décollage et atterrissage verticaux. Crédit : ArianeGroup.
ArianeGroup et le Cnes ont signé un protocole d’accord qui crée Ariane Works, une entité conjointe dédiée à la recherche de solutions innovantes pour les lanceurs civils futurs.

Lockheed Martin avait ses Skunk Works et Boeing ses Phantom Works. Le Cnes et ArianeGroup ont désormais leurs Ariane Works. Aux États-Unis, ces départements chargés des projets de pointe, évoluant en marge des autres départements, se caractérisaient initialement par des chaînes hiérarchiques courtes et des prototypages rapides, préfigurant ce que l’on appelle désormais « l’esprit start-up ». Ils sont à l’origine de programmes aussi révolutionnaires que les avions espions U2 et SR-71, l’avion furtif F-117 ou le drone de combat X-45.

L’entité créée le 21 février à Paris, au sein de l’accélérateur Starburst et sous le patronage du ministre français de la Recherche Frédérique Vidal, cherche à insuffler une approche similaire dans l’industrie du transport spatial européen. Bien que restructurée avec la création d’ArianeGroup, celle-ci est toujours contrainte par les cycles de décisions politiques bisannuels ou trisannuels de l’ESA et des questions de perméabilité technologique entre partenaires. « Il arrive que certaines technologies développées et qualifiées par nos soins apportent une vraie valeur ajoutée mais ne se retrouvent pas sur le produit industriel », explique-t-on au Cnes. Le plus souvent elles ne sont pas considérées comme prioritaires et au final il est trop tard pour les intégrer alors qu’elles auraient pu permettre de simplifier les opérations ou de diminuer la masse et donc de réduire les coûts.

Cet article compte 1 400 mots.

[…]

Ce contenu est réservé aux abonnés.      S’abonner

AUCUN COMMENTAIRE