Pour la Chine, la création d’une nouvelle économie bipolaire passe par l’espace

Chine HTS
Depuis Shi Jian 13 en avril 2017, la Chine maîtrise les technologies HTS. Crédit : DR.
Dans le cadre de sa politique de développement international dite des « Nouvelles routes de la soie », la Chine s’est lancée dans un développement tout azimuts de nouvelles infrastructures spatiales, avec une forte implication du secteur privé.

Évoquée pour la première fois par le président chinois Xi Jinping, en septembre 2013 dans un discours lors d’une visite au Kazakhstan, l’initiative des « Nouvelles routes de la soie » (« Belt & Road » selon la dénomination retenue en anglais) se présentait à l’origine comme une volonté de développement d’infrastructures à travers l’Eurasie. Pékin proposait de soutenir une politique de grands chantiers au travers de partenariats avec des pays d’Asie, d’Europe et d’Afrique.

Diversification

En quelques années, cette initiative informelle est devenue une stratégie dont les axes ne cessent de se multiplier et de se diversifier afin de couvrir un vaste éventail de domaines, avec des partenaires sur l’ensemble de la planète. Elle se développe dans un cadre et un selon calendrier volontairement souples pour pouvoir se conformer aux évolutions géopolitiques et conjoncturelles, au grand dam des occidentaux habitués à des organisations hiérarchisées et structurées, et qui peinent donc à en suivre les ramifications. Avec la multiplication des projets estampillés « Belt & Road », le nombre de pays impliqués est passé d’une soixantaine en 2015 à plus d’une centaine aujourd’hui.

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