Daher mise sur l’État pour limiter les suppressions de postes

Un TBM 940 de Daher et un Kodiak de Quest, la compagnie achetée par l'avionneur français. Crédit : Daher.
Daher a engagé les discussions pour un plan social important afin de survivre à la crise, mais l’industriel compte sur les mesures annoncées par l’État pour limiter le nombre de licenciements et se renforcer en vue des consolidations à venir.

Deux mois après avoir annoncé la probable réduction de ses effectifs de 30 %, Daher, équipementier, mais aussi avionneur et logisticien du secteur aéronautique, vient d’entamer les négociations avec ses partenaires sociaux pour tracer les contours d’un plan social afin de s’adapter au repli de ses marchés après la crise du Covid-19, dans le cadre des mesures d’aide annoncées par l’État. Ce plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), selon la dénomination officielle, vise la suppression d’environ 1 300 postes en France, sur un effectif total d’environ 10 000 personnes dans le monde dont 7 500 dans l’Hexagone. Démarrées lors du comité social et économique (CSE) de l’entreprise qui s’est tenu le 25 juin, ces négociations devraient durer jusqu’à la fin de l’année.

Conformément à ce qui avait été annoncé en avril, un total de 3 000 personnes devraient quitter la société, de préférence via des départs volontaires et des mises en préretraite afin de limiter le nombre de licenciements. Au-delà du PSE en France, 400 postes ont déjà été supprimés sur des sites à l’étranger, aux États-Unis, au Maroc et au Mexique. S’y ajouteront les contrats de 1 300 des 1 700 intérimaires du groupe, dont les contrats prendront fin en juillet.

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