L’Europe spatiale se donne un nouveau départ avec l’ESA et l’Euspa

Signature ESA Euspa FFPA
Siganture du FFPA le 22 juin 2021 à Bruxelles. De g. à d. : Timo Pesonen, directeur général de la DG Defis (Defence Industries & Space), Manuel Heitor, ministre portugais de la Science, de la Technologie et de l'Éducation supérieure, représentant la présidence portugaise de l'Union, Thierry Breton, commissaire européen au Marché intérieur, Josef Aschbacher, directeur général de l'ESA, et Rodrigo da Costa, directeur exécutif de l'Euspa. Crédit : Euspa.
La signature de l’accord FFPA entre les deux agences spatiales européennes, l’ESA et la nouvelle Euspa, établit les nouvelles règles du jeu entre les partenaires pour éviter les rivalités passées alors que de grands chantiers s’annoncent face à un environnement stratégique en plein bouleversement.

DDepuis le 12 mai, l’Europe compte une nouvelle agence spatiale avec la création officielle de l’Euspa (European Union Space Program Agency). Elle a été créée à partir du noyau que constituait la GSA (European Global Navigation Satellite Systems Agency), elle-même créée le 12 juillet 2004 pour gérer le programme Galileo au nom de la Commission européenne.

L’apparition de cette nouvelle entité découle du processus engagé avec l’attribution de compétences spatiales à la Commission par le traité de Lisbonne en 2007. L’évolution dans cette direction a été émaillée de nombreuses rivalités entre les différents acteurs, institutionnels et politiques, sur le partage des responsabilités et des financements avec les organisations pré-existantes, dont l’ESA.

Certaines chancelleries n’ont pas hésité à jouer sur ces rivalités pour faire avancer leur propre agenda, politique, stratégique et économique, au niveau national voire régional, parfois en doublonnant des instances pour garantir une implication de leur industrie ou une proximité géographique avec leurs propres cercles de pouvoir. La conséquence logique de ces manœuvres a été un coûteux alourdissement bureaucratique dont le programme Galileo, notamment, a déjà fait les frais à plusieurs reprises, notamment lorsque des pannes ont frappé son segment sol. L’évolution rapide de l’environnement international nécessite aujourd’hui une plus grande réactivité et de la souplesse.

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