Nexeya se recentre sur le spatial avec Hemeria

Angels sera lancé en octobre prochain. Crédit : D. Ducros.
L’équipementier toulousain va céder ses activités aéronautiques et électroniques à l’allemand Hensoldt et se recentrer sur ses activités spatiales, filialisées sous le nom d’Hemeria, avec le projet, déjà bien engagé, de développer son activité dans les plateformes de nanosatellites.

Après vingt ans d’existence, le printemps 2019 va marquer un tournant majeur dans l’histoire de Nexeya. Cet équipementier basé au sud de Toulouse emploie 900 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de 125,5 M€ avec des établissements dans sept régions françaises et des établissements en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, en Chine, à Singapour et au Maroc.

Le 12 avril, un accord a été trouvé avec le groupe allemand Hensoldt. Cette ancienne unité d’Airbus spécialisée dans l’électronique de défense et cédée au fonds d’investissement américain KKR en mars 2016, va acquérir la majorité des activités Nexeya, à l’exception des activités spatiales et d’une partie des activités de défense, notamment celles concernant la Force océanique stratégique de la marine française. Cette portion sanctuarisée de la société représente environ 35 M€ de chiffre d’affaires.

Les dirigeants de Nexeya, qui représentaient 75 % du capital de la société depuis juillet 2017, s’étaient mis depuis plusieurs mois à la recherche d’un partenaire auquel adosser l’équipementier afin de financer son développement à l’international.

En prévision de cette scission, les activités spatiales, qui comptent à elles seules pour 18 M€ avec un effectif de 160 personnes, ont été regroupées le 16 avril au sein d’une filiale dénommée Hemeria, du nom de son produit phare : une nouvelle gamme de plateformes de nanosatellites.

Cet article compte 1 330 mots.

[…]

Ce contenu est réservé aux abonnés.      S’abonner

AUCUN COMMENTAIRE