Les autorités parient sur l’aérien urbain

drone de transport urbain
Le petit drone du projet Skyways présenté en février à Singapour. Crédit : S. Ramadier - Airbus.
Après la course aux drones par les industriels, place aux institutions. À l’image d’Uber, qui veut mettre au point la référence du transport urbain volant de passager, Airbus, Singapour et l’AESA se sont alliés pour créer un cadre légal de vol par drone en ville.

Si la question technique n’est pas encore réglée – aucun drone n’a démontré pour l’instant la capacité à transporter des passagers en ville sans risque ou à livrer des colis facilement – les industriels et les institutions mettent désormais toute leur attention dans la question du cadre réglementaire.

La décision, annoncée au début de l’été, d’une alliance entre l’autorité civile aérienne de Singapour (CAAS), Airbus et l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) indique une volonté de s’imposer dans ce secteur.

Le document, qui prévoit des échanges d’expertises sur les questions techniques et de faisabilité, s’appuie aussi sur le projet Skyways que mène Airbus Helicopters avec la CAAS depuis février 2016 à Singapour. Skyways vise à prouver la possibilité de livrer un paquet en ville. La première démonstration publique a été effectuée en février dernier à l’université nationale de Singapour. Le projet est encore au stade expérimental mais la participation des autorités aériennes montre la volonté de rendre cette « livraison du dernier kilomètre » réelle. La poste singapourienne s’est d’ailleurs ajoutée aux études, en tant que partenaire logistique, en avril 2017.

Le drone mis au point est de petite taille et doit pouvoir transporter des paquets de 2 à 4 kg, pour l’instant uniquement au sein du campus.

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