À Dnipro, le spatial ukrainien joue sa survie

PivdenMach YoujMach Dnipro
Un hall de l'usine PivdenMach en 2016. On y distingue des éléments de lanceurs Zenit, Antares et Tsyklon à divers degrés de finition, ainsi qu'une maquette de Tsyklon 4. Crédit : DR.
Le vaste complexe industriel de Dnipro, ancien fleuron de l’industrie spatiale et de défense soviétique, ne survit que grâce à ses fragiles exportations. Kiev lui promet un avenir européen.

La situation de l’usine de propergol solide NVO PKhZ, sur le point de fermer alors qu’elle conditionne la survie de l’industrie nationale des missiles, n’est pas isolée dans l’industrie aérospatiale ukrainienne. L’ancien complexe soviétique de Dnipro (l’ex-Dniepropetrovsk), avec le bureau d’études KB Pivdenne et l’usine MZ PivdenMach (anciennement KB Youjnoyé et MZ YoujMach), est aujourd’hui en déliquescence. Depuis la crise de Crimée en 2014, le complexe d’État, affilié à la DKAU, a perdu tous ses débouchés en Russie. La production des lanceurs Zenit et Dnepr a été annulée.

Le développement et la production du missile Hrim 2 sous l’égide de Pivdenne est l’une des rares activités nationales qui demeurent et PivdenMach doit se tourner vers l’export pour survivre. L’usine produit notamment le premier étage du lanceur Antares de Northrop Grumman (hors propulsion) et le moteur RD-843 de l’étage supérieur Avum des lanceurs européens Vega et Vega C. À terme, le RD-843 doit être remplacé par le moteur italien Mira sur Vega E vers 2024.

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