La filière du F-35 fragilisée par le Covid-19

F-35
Un F-35A de retour d'évaluation en Finlande. Crédit : C. Quail - US Air Force.
Une semaine après avoir été épinglé par le GAO pour ses retards et ses surcoûts, Lockheed Martin va ralentir la production du F-35 pour cause de retards chez ses sous-traitants touchés par la pandémie. Donald Trump, lui, propose de rapatrier la production aux États-Unis.

L‘avion de combat F-35 Lightning 2 de Lockheed Martin a beau être le programme de défense le plus cher de l’histoire des États-Unis, il n’est pas immun à la pandémie qui a paralysé une partie de l’économie mondiale. Bien au contraire, avec plus de 1 900 sous-traitants et 10 000 fournisseurs répartis dans une dizaine de pays autour du globe, le partenariat international pour la production de l’appareil est particulièrement vulnérable à une crise de cette ampleur. Le calendrier de production et de qualification s’en ressent.

Bien qu’introduit en 2015 et déclaré opérationnel dans huit armées de six pays (sur les treize qui ont passé commande), le F-35, dont plus de 520 exemplaires ont été livrés, n’atteint toujours pas ses objectifs de performances.

Le 19 mai, Lockheed Martin, maître d’œuvre du programme, a annoncé une réduction de la cadence de production du F-35 sur les chaînes du site de Fort Worth, au Texas, pour tenir compte des délais d’approvisionnement des pièces et sous-systèmes fournis par ses partenaires, eux-mêmes atteints par la crise du Covid-19.

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