Le développement du transport spatial, un casse-tête environnemental

Un lanceur Falcon 9, chargé de 155 t de kérosène, avant son décollage dans la brume de Floride. Crédit : SpaceX.
Avec l’accélération des activités spatiales, la multiplication des constellations et des services de lancement associés, l’arrivée du tourisme orbital et suborbital, l’empreinte environnementale du transport spatial ne peut plus être négligée.

Le transport spatial est en pleine croissance. Fin novembre, le nombre de lancements spatiaux de 2021 (en comptant les échecs) dépasse déjà celui de l’ensemble de 2020 et pourrait approcher le record établi il y a tout juste cinquante ans (134 lancements, dont 14 échecs). Pendant un quart de siècle (1966-1990), on comptait environ 120 lancements par an. Avec la fin de la guerre froide, l’effondrement de l’Union soviétique et l’accroissement de la durée de vie des satellites, cette cadence s’était réduite de moitié au début des années 2000, avant de remonter lentement pour atteindre 85 vols annuels de 2011 à 2017.

Depuis 2018, l’activité a retrouvé une intensité similaire à celle des années 1970/80, mais la croissance continue, avec l’arrivée de nouveaux services de lancements privés, tous attachés à maintenir une forte cadence pour assurer la rentabilité de leurs services commerciaux. Dans un monde postérieur à l’accord de Paris sur le climat, la question se pose de l’influence de ce regain d’activité sur l’environnement.

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