Le libre-échange nord-américain en pleine recomposition

Le premier A220-300 d'Airbus, ex-CS-300 de Bombardier. Crédit : C. Bruneau - Aerospatium.
En imposant un nouvel accord commercial au Mexique, les États-Unis de Trump ont satisfait des revendications sociales. De leur côté, les Canadiens se retrouvent pris entre le marteau et l’enclume.

Les premiers contours du nouvel accord de libre-échange (ex-Alena) signé entre les États-Unis et le Mexique ont surpris. Renégocié depuis plusieurs mois, le document prévoit une hausse significative des salaires des ouvriers travaillant dans l’automobile au Mexique.

Au moins 40 % des pièces automobiles assemblées aux États-Unis devront être produites par des salariés gagnant 16 $/h, soit une hausse énorme pour les industries mexicaines. En échange, le Mexique s’engage « à acheter le plus de produits agricoles possibles », a déclaré Donald Trump le 27 août, lors de la signature de cet accord préliminaire.

Les mesures salariales, qui doivent empêcher le dumping social et tirer les salaires mexicains à la hausse, ont été saluées. Les échanges entre les deux pays dépassent les 680 Md$ par an et la balance commerciale était jusqu’à présent déficitaire de 200 Md$ pour les États-Unis.

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