Le coût dispendieux de l’offensive lancée fin février contre l’Iran a dégarni les stocks de munitions de précision des États-Unis comme jamais. Cette situation réduit d’autant leur capacité à soutenir plusieurs conflits en simultané ou à maintenir une dissuasion efficace contre leurs rivaux, notamment la Chine dans la région Asie-Pacifique.
Comme l’Europe face à la menace russe, les États-Unis se doivent d’accélérer la production des munitions qu’ils ont tirées sans compter depuis près de six mois. Ils n’ont pourtant pas réussi à faire tomber pour de bon le régime de Téhéran, et ne sont parvenus qu’à déstabiliser l’économie mondiale avec le blocage du détroit d’Ormuz.
Pour le complexe militaro-industriel américain, en revanche, c’est une bonne affaire : des contrats mirifiques ont été signés pour reconstituer les stocks dans le cadre de l’initiative « Arsenal de la Liberté », lancée par le Pentagone avant le conflit dans le but de renforcer la base industrielle et technologique de défense américaine.
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