Une première Ariane 6 prend corps aux Mureaux et à Brême

Le réservoir d'hydrogène du premier étage du modèle d'essai au sol (CTM) d'Ariane 6. Crédit : ArianeGroup.
La première Ariane 6 ne volera pas. Il s’agit du modèle d’essais combinés qui servira à vérifier le bon fonctionnement du lanceur et de sa base de lancement. Sa fabrication est bien engagée et celle du premier modèle de vol a démarré pour un décollage à l’automne 2020.

Chaque nouvelle visite sur le site des Mureaux, en bord de Seine à 40 km en aval de Paris, témoigne de l’avancée des travaux. Six mois après la pose de la première pierre se dressait un bâtiment de 22 000 m2, ouvert à tous les vents. Un an et cinq mois plus tard, en octobre dernier, celui-ci était devenu un vaste atelier climatisé accueillant ses premiers équipements.

En ce début du mois de juillet 2019, les tous derniers équipements sont en cours de vérification et une galerie suspendue a été installée, qui permettra aux visiteurs de suivre le déplacement des éléments puis de l’étage intégré de poste en poste. De large gabarits métalliques peints en jaune vont servir à finaliser l’alignement et l’étalonnage des derniers postes de travail.

Les éléments du premier exemplaire du LLPM (Lower Liquid Propulsion Module), le premier étage d’Ariane 6, inaugurent les installations, tandis que la réalisation du premier modèle de vol est sur le point de démarrer. Plus aucun pont roulant n’est utilisé pour le déplacement de ces volumineuses structures (réservoirs, jupes, baies de propulsion). Celles-ci sont transportées par des petits véhicules porteurs au sol.

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