Présidentielles : les questions économiques au premier plan

Le président de la République François Hollande inaugurant le Salon du Bourget. Crédit : Ministère de la Défense.
Les thèmes de l’industrie et de la compétitivité ont le plus inspiré les candidats, promettant des fortunes diverses au CICE comme au CIR et faisant s’affronter des points de vue très différents sur l’euro, la taxation des sociétés et l’apprentissage.

Première différence notable entre les candidats : leur attachement à l’Europe et à sa monnaie, point-clef de retour à la compétitivité et point central dans la question des échanges au sein d’une économie mondialisée.

Marine Le Pen proposera un référendum sur la sortie de l’Union européenne et prône également le rétablissement d’une monnaie nationale associée à un « protectionnisme intelligent » pour lutter contre « la concurrence internationale déloyale ».

La question de l’euro

Le projet de Jean-Luc Mélenchon est plus nuancé puisqu’il souhaite renégocier les traités existants et ne demander une sortie de l’Union que s’il échoue. Parmi ses revendications il souhaite la réforme des statuts de la banque centrale européenne pour autoriser le rachat de la dette publique directement aux États. Il demande aussi une dévaluation de l’euro pour le ramener à la parité initiale avec le dollar. En cas d’échec des négociations, avec la sortie de l’UE, Jean-Luc Mélenchon souhaite rétablir le contrôle douanier aux frontières et « réquisitionner la Banque de France pour transformer l’euro en monnaie commune et non plus unique ». Il soutient aussi le projet chinois d’une « monnaie mondiale unique  » pour « libérer l’économie mondiale de la domination du dollar ». Il souhaite aussi renforcer la participation française aux programmes coopération hors de l’UE, tels que « Arianespace et Airbus ».

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