Satellite 2018 : le carrefour des tendances

Les premiers satellites sur la chaîne d'intégration de OneWeb Satellites à Toulouse, présentés dans la newsletter de mars d'Airbus Defence & Space. Crédit : DR.
Le ton a changé au rendez-vous annuel de l’industrie des satellites à Washington. Après des années d’attentisme les opérateurs et les industriels ont fait des choix qu’il va falloir assumer.

La conférence Satellite, qui réunit traditionnellement en mars le ban et l’arrière-ban de l’industrie spatiale, des opérateurs aux industriels et sous-traitants des satellites mais aussi du segment sol, a ses points d’orgues traditionnels, avec des sessions plénières autour des plus grands opérateurs de satellites, de leurs fournisseurs de lancements et des principaux constructeurs de satellites. Et traditionnellement, les dirigeants invités à s’exprimer ont une tendance à pontifier sur l’évolution du marché, sur laquelle ils s’accordent souvent, et sur leurs choix respectifs, se livrant à un duel moucheté sur les points où ils sont en concurrence.

Depuis quelques années, les interrogations se faisaient plus nombreuses dans leur discours face à certaines évolutions, comme l’apparition des mégaconstellations, les lanceurs semi-réutilisables, les nouvelles technologies HTS (High Throughput Satellite) ou les charges utiles reconfigurables. Ces interrogations se sont traduites pour la plupart par une baisse drastique du nombre de commandes de satellites géostationnaires. À l’heure où nous bouclons ce numéro, aucun contrat sur ce segment n’a d’ailleurs été annoncé lors de la conférence.

Cette année marque un tournant, car pour la plupart des acteurs présents sur scène, des choix ont été faits, souvent différents, et il est temps de les assumer, alors que tous les éléments ne sont pas encore réunis pour savoir si ce sont les bons.

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