La FAA (Federal Aviation Administration) a donné son feu vert à Boeing pour rehausser le rythme de production du 737 MAX à 42 appareils par mois contre 38 jusque-là, marquant les progrès réalisés par le constructeur de Seattle en matière de qualité depuis un an et demi.
Cette décision, attendue par Boeing, va lui permettre de poursuivre son rétablissement, notamment financier, et de se relancer dans la compétition face à son concurrent Airbus. Dans une déclaration le 18 octobre, la FAA a indiqué que ses inspecteurs de sécurité « ont procédé à des examens approfondis des chaînes de production de Boeing pour garantir que cette petite augmentation du taux de production sera effectuée en toute sécurité. »
Un plafond de production pendant plus de dix-huit mois
L’autorité de régulation avait imposé ce plafond de production en janvier 2024 après l’incident d’Alaska Airlines, durant lequel un 737 MAX9 a perdu un panneau de porte en plein vol le 5 janvier. Cet événement spectaculaire n’avait pas fait de victime, mais il avait mis en lumière les problèmes de qualité de Boeing sur sa chaine d’assemblage alors que le constructeur de Seattle s’efforçait de tourner la page de la crise du 737 MAX.

« Nous apprécions le travail de notre équipe, de nos fournisseurs et de la FAA pour garantir que nous sommes prêts à augmenter la production avec la sécurité et la qualité au premier plan », a réagi Boeing.
Kelly Ortberg avait en juillet dernier indiqué qu’il espérait obtenir rapidement le feu vert de la FAA, après avoir progressivement stabilisé la cadence du 737 MAX à 38 appareils par mois et mis en place des indicateurs de performance pour surveiller la qualité au sein de son système de production.
Une remontée en cadence par paliers
L’étape suivante sera de poursuivre la remontée en cadence par paliers de cinq appareils « au plus tôt tous les six mois », en s’assurant que la qualité reste au rendez-vous. Une fois la cadence 42 stabilisée, Boeing pourrait donc théoriquement retrouver dans les douze mois le rythme d’assemblage du monocouloir précédant la crise du 737 MAX, soit 52 appareils par mois.
Une perspective qui a son importance puisque Boeing espère obtenir en 2026 la certification des versions courte et allongée du 737 MAX, les 737‑7 et 737‑10, et les intégrer dès lors à son planning de production.

Le constructeur pourrait ainsi, avec un an de retard sur le calendrier, atteindre son objectif de livraisons d’une cinquantaine de 737 MAX par mois. Il y a deux ans, Boeing avait indiqué tabler pour 2025-2026 sur une cinquantaine de livraisons de 737 MAX par mois, dix 787 et quatre 777, soit environ 800 avions par an, afin de ne pas se laisser distancer par Airbus.
La FAA va garder un œil sur le 737 MAX
Dans l’intervalle, la FAA promet de maintenir une supervision étroite de la production du 737 MAX : « Notre surveillance directe des processus de production de Boeing […] n’a pas changé », a-t-elle indiqué en promettant notamment que ce travail se poursuivait y compris pendant le « shutdown », la paralysie budgétaire aux États-Unis.
Cette annonce intervient quelques jours après l’autorisation accordée à Boeing de certifier à nouveau certains 737 et 787, qui lui avait été retirée en 2019 au début de la crise du 737 MAX.
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