Boeing pose des questions sur la certification de l’A321XLR

Vue d’artiste de l’A321XLR.
Crédit : FIXION - dreamstime.com - MMS - Airbus.
L’avionneur américain, éreinté par les crises du 737 MAX et du Covid-19 et distancé par son rival européen, pourrait chercher à ralentir la pénétration de celui-ci avec l’A321XLR sur un segment de marché pour lequel il n’a pas encore de riposte à lui opposer.

Le constructeur américain Boeing a soulevé auprès de l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) des questions autour de la sécurité de l’A321XLR, au centre de la stratégie d’Airbus pour la conquête du milieu de marché.
Pour Boeing, la version la plus récente de l’A321neo représente une redoutable concurrence sur le segment des appareils de 180 à 220 passagers, entre les moyen et long-courriers, dont il est absent depuis la fin de la production du 757 en 2004.

Dans les commentaires de Boeing à l’EASA, effectués dans le cadre du processus de consultation publique en vue de la certification de l’A321XLR, Mildred Troegeler, directrice de Boeing chargée de la stratégie auprès des régulateurs, estime que le réservoir central arrière (RCT) de l’appareil, situé dans le fuselage, induit « des risques supplémentaires (explosion, pénétration par le feu, migration de vapeur, etc.) s’il est exposé à un incendie extérieur ». Boeing se dit également « préoccupé » par les risques en cas de sortie de piste ou de défaillance du train d’atterrissage.

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