Hic et nunc

La pandémie de Covid-19 va laisser des traces dans notre société. Les entreprises ont d’ores et déjà intégré le télétravail dans leur quotidien et fait les comptes sur l’économie qu’ils pouvaient tirer d’une surface de bureaux réduite. La virtualisation du monde du travail a donné l’impression d’un changement d’ère, qui verrait disparaître les contacts personnels, en « présentiel », au profit d’une interaction par écrans interposés.

La peur sanitaire devait mettre fin au tourisme et la froide économie aux voyages d’affaires, pour le plus grand bonheur des partisans du flygskam et du plane bashing, qui y voyaient les prémices de la mort de leur Némésis : l’industrie aéronautique.

La levée partielle des restrictions qui accompagne les progrès de la vaccination permet de lever le voile sur ce que sera le « monde d’après ». Pour la préparation de ce numéro, et surtout du suivant, j’ai enchaîné trois déplacements dans la quinzaine et retrouvé des interlocuteurs et des confrères que je n’avais pas vus en chair et en os parfois depuis plus d’un an. Le constat est unanime : rien ne vaut les contacts informels qui se nouent au détour d’une vraie rencontre. Les échanges sont plus riches et plus intéressants que via le formalisme d’une visioconférence ou d’un appel téléphonique. Il est plus facile de « lire » la personne qui nous fait face que son avatar numérique.

Comme le tourisme et les réunions de famille, les voyages d’affaires, les conférences et les salons professionnels vont reprendre, d’autant plus facilement que la visioconférence restera entachée du souvenir de la crise. Le trafic aérien va donc redécoller, car comme les supporters le savent bien, regarder un match à la télévision et le vivre au stade sont des expériences incomparables.

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