Science avec conscience

Edito
S. Barensky. Crédit : C. Deligey - Aerospatium.

Quel contraste ! Le 3 avril, la Maison Blanche dévoilait sa proposition de budget fédéral. Connu pour ses positions contre la science et l’environnement, l’OMB (Office of Management & Budget) avait de nouveau joué de la tronçonneuse dans le financement des missions de la Nasa qui s’y rapportaient.

Le 16 avril, à Cannes, responsables scientifiques, industriels et représentant d’agences spatiales ou météorologiques étaient invités sous le beau soleil cannois. Un mois avant le festival, les stars du moment s’affichaient dans les salles blanches de Thales Alenia Space : trois satellites, de trois programmes différents, qui doivent décoller de Guyane cet été, avec pour but commun d’aider l’humanité à mieux surveiller et comprendre la planète qui l’abrite.

MTG-I2 est le quatorzième Meteosat. Il poursuivra une mission de vigie météorologique géostationnaire qui a débuté avec Meteosat 1 en 1977. Sentinel 3C assurera la relève de la mission océanographique du programme Copernicus de la Commission européenne tandis que Flex testera une nouvelle technologie pour le suivi de la santé de la végétation.

Point commun entre ces missions : les données récoltées seront rendues accessibles aux scientifiques du monde entier, que ce soit via l’Organisation météorologique mondiale (OMM) – une agence de l’Onu – ou via Copernicus. Car ces données sauvent des vies et la participation à la modélisation de notre environnement et de son évolution est sans prix.

Parmi les missions déjà sur orbite mais interrompues par Donald Trump, le satellite d’altimétrie franco-américain SWOT (Surface Water & Ocean Topography) verra sa mission reprise par les futurs Sentinel 3NGT, tandis qu’une partie de la mission océanographique Pace (Plankton, Aerosols, Clouds and ocean Ecosystem) sera reprise par Sentinel 3NGO. Ainsi, à l’obscurantisme de l’actuelle administration américaine, l’Europe oppose un soft power scientifique et désintéressé.

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