Le Bourget renoue avec le succès. Tous les emplacements de l’édition 2025 sont loués et l’on s’attend à une fréquentation en hausse par rapport à 2023. Quelque 130 000 visiteurs professionnels sont inscrits, 332 chalets ont été réservés et 150 appareils couvriront le statique, tandis que vingt feront des démonstrations en vol. Malgré les difficultés liées aux droits de douane, les États-Unis auront une présence très importante, alors que les industriels indiens seront pour la première fois présents dans un pavillon national. Sur les cent plus grandes entreprises mondiales, 83 seront de retour, notamment les entreprises asiatiques, qui avaient réduit leur présence en 2023.
Le salon tente de s’adapter aux problématiques les plus actuelles du secteur : après la création de l’avion des métiers, qui sera reconduit dans le hall Concorde du Musée de l’Air et de l’Espace, puis l’installation d’un Air Lab, reconduit sur 1 000 m2 cette année pour parler notamment des problématiques de décarbonation, les organisateurs ont voulu mettre à l’honneur le secteur spatial, réduit à la portion congrue lors des éditions les plus récentes. Sur 2 500 m2, un Paris Space Hub présentera les pépites du secteur. En tout, ce sont 260 entreprises du spatial qui seront présentes sur le salon, sans compter les grands organismes et institutions.
De nombreux programmes d’aviation électrique, jusqu’ici au stade de projet, pourraient faire leur première apparition publique, à la veille de leur certification.
Si la dernière édition avait été celle de la reprise après la crise du Covid (et l’annulation du salon en 2021), l’édition 2025 devrait être celle de l’accélération, dans un contexte de tensions géopolitiques, mais aussi de crédits en hausse pour les budgets de défense, très favorables à un grand salon comme celui-ci. De très nombreuses délégations sont attendues, sur fond d’incertitudes sur les droits de douane.
Le salon pourrait également être agité de tentatives de manifestations. Après avoir été la cible de militants écologistes, cette année il pourrait être celle des opposants à la présence des industriels israéliens alors que l’intervention dans la bande de Gaza est toujours en cours.
Dernière minute : de Ahmedabad au Bourget via Téhéran
En raison de l’accident du vol AI 171 le 12 juin, Boeing (constructeur de l’avion) et GE Aerospace (son motoriste) feront profil bas au Bourget, afin de ne pas avoir à répondre à des questions sur le sujet tant qu’ils ne disposent pas de données fermes issues de l’enquête qui est en cours.
De plus, l’aggravation de la situation au Moyen-Orient avec l’attaque d’Israël sur l’Iran dans la nuit du 12 au 13 juin devrait elle aussi entraîner un possible renforcement des mesures de sécurité sur le salon et le possible boycott de certaines délégations.
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