La nouvelle LPM redéfinit les priorités de défense

Dissuasion LPM
Un SNLE et un Rafale Marine au large de Brest. Crédit : C. Charles - Marine nationale.
Pour faire face à la multiplication des menaces, dont celle d’un étiolement de l’alliance transatlantique, la LPM se met sous stéroïdes. Ce renforcement et cette modernisation de la défense française passe aussi par l’arrêt de certains projets.

La proposition d’actualisation de la Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 a été présentée le 8 avril en Conseil des ministres et à la Commission de la défense nationale de l’Assemblée nationale. Face à « l’aggravation des menaces », le projet de loi propose une rallonge de 36 Md€, qui ferait passer le budget de défense de la France de 57,1 Md€ en 2026 à 76,3 Md€ en 2030 (2,5 % du PIB). Les efforts se concentrent sur les munitions (+8,5 Md€), l’espace (+3,9 Md€), l’aviation de combat (+3,4 Md€), les drones et les munitions téléopérées (+2 Md€), la défense sol-air et la lutte anti-drones (+1,6 Md€), ainsi que les frappes dans la profondeur (+1,2 Md€).

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