Vaines agitations

Stefan Barensky, rédacteur en chef d'Aerospatium.

Avoir de bons leaders n’est pas donné à tout le monde. Qu’on le choisisse ou qu’on nous l’impose, le chef de l’État et souvent des armées révèle parfois un profil inquiétant.

À Pyongyang, comme tous les ans, le défilé militaire du 15 avril avait pour but de souligner la puissance nucléaire potentielle d’un pays enclavé et ostracisé. Les États-Unis ont annoncé y envoyer un groupe aéronaval pour finalement ne pas broncher. Entre gesticulations et concours pour savoir qui tire le plus loin, difficile de savoir qui dit vrai et qui montre le faux entre les deux chefs d’État au bouillant caractère.

À Londres, Theresa May, a décidé de convoquer les élections le 8 juin, afin d’obtenir une plus grande légitimité pour assurer la sortie de l’Europe, prenant ses électeurs et ses adversaires par surprise, dans un coup de force politique qui sied bien à la nouvelle « dame de fer ».

Pendant ce temps-là, les Français ont la possibilité de choisir entre sortir de l’Union européenne, entrer dans l’Alliance bolivarienne, abandonner l’euro, coloniser Mars… Mais pour une fois dans ce monde dangereux et incertain, un consensus s’est fait jour pendant la campagne : pas question de faire de la défense la variable d’ajustement du budget. Les candidats ont plutôt fait assaut de promesses sur une augmentation des dépenses militaire et de garanties sur le maintien de la dissuasion et d’une industrie forte et indépendante.

La France, « mère des arts, des armes et des lois », et les Français, choisiront-ils un leader à leur hauteur ? Ce devrait être une chance, mais c’est aussi un risque.

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