Hors sujet

Stefan Barensky, rédacteur en chef d'Aerospatium.

Au premier tour des présidentielles françaises, deux des quatre favoris présentaient un intérêt particulier pour le secteur spatial, mais aucun n’a été qualifié pour le second tour. Si les deux finalistes ont abondamment disserté sur leurs projets pour la défense, le mutisme de leurs conseillers sur les questions liées à l’industrie aérospatiale est éloquent.

En dépit de son poids économique et de ses ramifications géostratégiques, notre secteur de prédilection est un non-sujet électoral.

On peut donc questionner la pertinence de la prise de position de Tom Enders en faveur d’Emmanuel Macron.

Aujourd’hui il a bien peu de chances de convaincre les indécis et les abstentionnistes. Loin de voir en lui un capitaine d’industrie, pour l’homme de la rue étranger au secteur, Tom Enders est avant tout un « grand patron » loin de ses préoccupations quotidiennes, un « européiste » allemand, voire un « marchand d’armes ». Autant de qualificatifs peu porteurs dans l’opinion française de l’entre-deux-tours.

L’an dernier, la sortie du patron d’Airbus contre le Brexit n’avait pas empêché celui-ci de l’emporter. Verdict en France le 7 mai au soir.

AUCUN COMMENTAIRE