Transitoire permanent

Stefan Barensky, rédacteur en chef d'Aerospatium.

En propulsion à réaction, aérienne ou spatiale, les ingénieurs ont depuis longtemps remarqué que les régimes transitoires, avant la stabilisation en régime de croisière, présentaient parfois des rendements bien supérieurs. Pour pouvoir en tirer parti, ils ont donc inventé des moteurs pulsés, sans réel régime permanent.

D’une certaine manière, notre monde fait aujourd’hui l’expérience d’un régime transitoire, avec des changements de paradigmes subits et subis, qui entraînent une grande incertitude sur l’avenir, même à court terme. Les effets de cette incertitude sont eux aussi inattendus.

À Washington, où se réunissait cette semaine le ban et l’arrière ban de l’industrie des satellites, une agitation frénétique a gagné les opérateurs, poussant certains à faire le grand écart et à chercher des alliances inédites pour des marchés aussi prometteurs qu’incertains.

Ailleurs, les états-majors voient leurs budgets repartir à la hausse, au plus grand bénéfice de l’industrie, dans une tentative des gouvernements de se prémunir contre des menaces qu’ils peinent parfois à évaluer, voire à identifier.

Pourquoi tous les appareils ne fonctionnent-ils pas aujourd’hui avec des moteurs pulsés ? C’est que c’est un régime inconfortable qui demande beaucoup au matériel, et à terme celui-ci finit par rompre.

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